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Combien a coûté à la France l'aide à la Révolution américaine ?


Je me souviens avoir lu quelque part que les dépenses de la guerre étaient ruineuses pour la France et que les gains ne les compensent pas, c'est une des causes qui ont obligé Louis XVI à convoquer les États généraux (et ce qui s'en est suivi est bien connu).

Est-ce vrai? La Révolution américaine a-t-elle ruiné les finances déjà malsaines de la France ? Était-ce la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ou n'était-ce qu'une goutte d'eau dans un océan de dettes qui n'a eu aucun impact global sur le budget français ?

(ceci est en partie inspiré par cette question).


De Wikipédia -

Au total, les Français ont dépensé 1,3 milliard de livres pour soutenir directement les Américains, en plus de l'argent qu'ils ont dépensé pour combattre la Grande-Bretagne sur terre et sur mer en dehors des États-Unis.

Le statut de la France de grande puissance moderne s'affirme par la guerre, mais il nuit aux finances du pays. Même si les territoires européens de la France n'ont pas été affectés, la victoire dans une guerre contre la Grande-Bretagne avec des batailles comme le siège décisif de Yorktown en 1781 a eu un coût financier important qui a gravement dégradé des finances fragiles et augmenté la dette nationale. La France a peu gagné, sauf qu'elle a affaibli son principal ennemi stratégique et a gagné un nouvel allié en croissance rapide qui pourrait devenir un partenaire commercial bienvenu. Cependant, le commerce ne s'est jamais matérialisé et, en 1793, les États-Unis ont proclamé leur neutralité dans la guerre entre la Grande-Bretagne et la France. La plupart des historiens soutiennent que la France a principalement cherché à se venger de la Grande-Bretagne pour la perte de territoire en Amérique dans le traité de Paris. Cependant, Dull, en 1975, a soutenu que la France est intervenue à cause d'un calcul impartial, et non à cause de l'anglophobie ou d'un désir de venger la perte du Canada.

Source Wiki

Ce n'était qu'un autre facteur contributif qui a conduit à la Révolution française, il vaut donc la peine de rechercher les causes de cela également. Ironique que la France, en essayant d'affaiblir son vieil ennemi, la Grande-Bretagne, ait en fait contribué à la chute de sa propre monarchie.


Histoire guidée


La France a traversé de nombreux bouleversements politiques majeurs à partir de 1790. La décadence de la monarchie associée à une grande partie de la population vivant dans la pauvreté a entraîné l'une des plus grandes révolutions que l'Europe ait jamais connues. La France est entrée dans le XIXe siècle au milieu de luttes pour le pouvoir, de règnes sanglants de dirigeants tyranniques et d'un sentiment sous-jacent d'insatisfaction face aux nouvelles instances dirigeantes qui se sont relayées pour remplacer l'ancien régime. Après de nombreux soulèvements et la perte de nombreuses autres vies, la France s'est finalement stabilisée sous le règne de Louis Napoléon, sous la forme du Second Empire français.

La révolution initiale en France a uni le peuple contre un ennemi commun, le roi Louis. Après son élimination, de nombreuses factions se sont battues pour le pouvoir. La révolution ne s'est pas déroulée comme de nombreux participants l'avaient prévu. Les luttes constantes pour le contrôle ont préparé le terrain pour les rébellions qui ont défini la France au milieu du XIXe siècle. Après la fin de la Terreur jacobéenne, Napoléon a pris le pouvoir pendant une courte période, suivi d'une monarchie rétablie. C'est contre cette nouvelle monarchie que le peuple s'est regroupé lors de la Révolution de Juillet et de la Rébellion de Juin. La Révolution finale de 1848 et le coup d'État mené par Louis Napoléon ont conduit à la fin des soulèvements en France et à un gouvernement central stabilisé. Les sources reprennent ici tous ces événements majeurs de l'histoire de France, à travers les témoignages de première main de personnages vivants à cette époque et les recherches menées par les historiens. Toutes les sources donnent un aperçu complet des épreuves que la France a subies depuis sa première révolution.

  • Anderson, F.M., éd. “‘Levée en Masse’.” Les Constitutions et autres documents choisis illustrant l'histoire de France, 1789-1907, 2e éd. Minneapolis : H.W. Cie Wilson, 1908

Cet article, écrit pendant la Révolution française originale, nous montre la variété des différents rôles que les gens étaient censés remplir pour faire de la révolution un succès. Par exemple, les hommes devaient devenir des soldats, les femmes responsables de l'entretien des tentes, des vêtements et de la nourriture des soldats, et les bâtiments nationaux devaient être transformés en casernes. Les attentes d'une révolte réussie étaient strictes et personne ne devait quitter son poste. Cette source donne un excellent aperçu de la façon dont les vies ont été changées par la révolution, et comment elle a été organisée par les dirigeants.

  • Robespierre, Maximilien. « Louis doit périr parce que notre pays doit vivre ! » Hazeltine, Mayo, éd. Oraisons célèbres. New York : Collier & Son, 1903, p. 117.

Après le renversement de Louis, le peuple de France n'avait plus de cause commune derrière laquelle se rallier. La confusion et l'incertitude qui ont suivi ont entraîné des luttes pour le pouvoir entre les factions concurrentes. Dans cet essai, le chef des Jacobins, Maximilien Robespierre, expose ses idées de progrès au peuple. Il raconte comment le roi doit être tué, car ses crimes contre le peuple de France étaient impardonnables. Cet article nous donne un aperçu des idées de l'homme qui allait plus tard provoquer la Terreur qui a tué des milliers de citoyens français. Cela nous donne également un moyen de voir la raison d'être de la Terreur Jacobéenne à travers les mots de son chef.

  • Hugo, Victor. “Contre la peine capitale.” Bryan, William Jennings, éd. Les discours célèbres du monde. Vol. 7. New York : Funk & Wagnall, 1906, p. 193.

Dans cet article, nous examinons les opinions d'un citoyen ordinaire, quoique bien connu, au lendemain de la Révolution de 1848. Après des années de sang versé par la Terreur, les guerres de Napoléon et les rébellions de 1830 et 1832, il est compréhensible que les gens soient contre quelque chose comme la peine capitale. Ici, Victor Hugo nous donne son avis sur la question. Il dénonce le « sang pour sang » qu'est la peine de mort, sous-entendant qu'elle est inutile et immorale, semblable à la mort de ceux qui se rebellent. Cet article est précieux pour fournir au lecteur les opinions que les gens auraient eues après 50 ans d'effusion de sang et d'instabilité, et pourquoi ils auraient ressenti cela.

Ici, un homme vivant à Paris au moment de la Révolution de 1848 nous fait un récit détaillé de deux jours pendant l'insurrection. Il décrit tout, du temps qu'il faisait ce jour-là aux moments des événements majeurs tout au long de la rébellion. Alors que de nombreuses autres sources primaires sont souvent l'opinion de l'écrivain, cette source est purement descriptive. L'auteur écrit ce qu'il a vécu dans les grandes foules de la révolution sans se départir d'opinion personnelle.

La Première Révolution française et la France napoléonienne

Une estampe du XIXe siècle des dirigeants tout au long de la Révolution française

Ce livre est excellent pour un regard global sur la révolution française originelle. L'auteur commence par les principales personnes impliquées et mène aux politiques et aux actions qui ont conduit au mécontentement de la population. Mais il ne s'attarde pas seulement sur le côté politique des choses. Doyle examine comment les normes sociétales de l'époque et la religion ont joué un rôle dans le déclenchement du renversement de la monarchie. Il aborde également les séquelles de la révolution, les luttes entre les chefs de celle-ci, et termine par l'introduction de Napoléon comme figure majeure du gouvernement. Cela donnera au lecteur un aperçu général de l'ensemble de la Révolution tout en détaillant certains aspects majeurs de celle-ci.

Ce documentaire couvre l'ascension de Napoléon et de son empire. Il décrit en détail tous les aspects de la vie de Napoléon, de son enfance en Corse aux derniers jours de son règne sur la France. Il examine sa politique lorsqu'il était empereur, en mettant l'accent sur les guerres qu'il a menées contre l'Italie, l'Autriche et la Russie. Il se termine par un aperçu de la vie de Napoléon en exil et de l'héritage qu'il a laissé et qui affecte encore l'Europe aujourd'hui.

Le Sacré de Napoléon par Jacques-Louis David

La Révolution de Juillet 1830

  • Pilbeam, Pamela. « Les « Trois jours glorieux » : La Révolution de 1830 en France provinciale ». Cambridge : Cambridge University Press, 1983.

L'auteur de cet article se penche sur les gouvernements de la France après la révolution initiale et s'interroge sur la manière dont ils ont conduit aux autres rébellions à Paris au XIXe siècle. Bien que l'article n'entre pas dans les détails de la Révolution de Juillet, il donne au lecteur beaucoup d'informations sur la situation dans son ensemble. Elle explique la manière dont les dirigeants ont centralisé le pouvoir après la révolution et l'effet que cela a eu sur les habitants des provinces et des villes. L'article se termine par une section sur les impacts locaux dans tout le pays qui ont résulté de la révolution de juillet, ce qui en fait une excellente source pour un examen plus approfondi des causes et des effets de la révolution de juillet.

Eugène Delacroix- La Liberté Guidant Le Peuple. Le célèbre tableau de la Révolution de 1830 dirigé par Lady Liberty.

  • Harsin, Jill. « Les barricades : la guerre des rues dans le Paris révolutionnaire, 1830-1848 ». États-Unis : Palgrave Macmillan, 2002.

Barricades se concentre non pas sur les événements politiques de l'époque, mais sur les personnes derrière les soulèvements et ceux qui poussent au changement. L'auteur utilise des sources primaires telles que des dossiers judiciaires, des articles et des journaux pour rassembler un récit sur la façon dont la classe ouvrière et la bourgeoisie se sont réunies pour atteindre des objectifs communs. Il donne à la fois un aperçu des situations qui ont conduit à la formation de barricades et un aperçu de certains détails des turbulences de cette rébellion.

La rébellion de juin - 1832

Cette source est incroyablement précieuse pour des informations sur les barricades qui sont devenues une caractéristique de la rébellion française. Traugott se penche sur l'histoire de la barricade et des autres formes de protestation et sur leur évolution au fil du temps. Il rapporte ensuite cette histoire en France dans la période post-révolutionnaire. Il se penche sur les principaux groupes qui ont contribué aux révolutions barricadées, tels que les étudiants et les travailleurs pauvres. Il va au-delà du sens littéral des barricades et dans le symbole de force et de changement qu'elles sont devenues pour les personnes participant aux mouvements anti-gouvernementaux.

L'interprétation d'un artiste inconnu de la rébellion de juin.

Bien que ce roman soit une œuvre de fiction, le cadre est bien réel. L'auteur lui-même a vécu la rébellion de juin et a participé à l'action aux barricades. Alors que la rébellion elle-même n'est qu'une courte section d'un livre par ailleurs volumineux, Hugo parvient à donner au lecteur une excellente idée de ce qui se passait et qui étaient les principaux acteurs de ce soulèvement. Si le lecteur est capable de passer en revue les détails romancés de ce combat, ce livre peut être une bonne ressource pour un contexte général sur la rébellion de juin.

Le livre qui a rendu la rébellion de juin célèbre.

La Révolution de 1848

  • de Lamartine, Alphonse. « Texte intégral de ‘Histoire de la Révolution française de 1848’. » http://archive.org/stream/historyoffrenchr00lama/historyoffrenchr00lama_djvu.txt.

Alphonse de Lamartine, l'auteur de ce livre, a été très impliqué dans la politique française au milieu du XIXe siècle. Il a été un haut fonctionnaire du gouvernement provisoire et un candidat à la présidence des années plus tard. Ici, il explique de nombreux événements politiques en France au moment de la Révolution de 1848. Il nous emmène des demandes initiales de réforme libérale du gouvernement aux changements sociaux de la Révolution industrielle qui ont contribué à susciter le désir de réformes. Il se concentre principalement sur l'organisation de la classe ouvrière qui a été le moteur de la révolution, et ajoute à son avis les grands événements ici et là. Pour un aperçu du contexte de cette révolution, ce livre donne une explication décente. Ce qui distingue ce livre des autres, c'est le regard sur la contribution de la classe ouvrière aux réformes, qui peut être négligée dans d'autres sources.

Lamartine devant la Mairie de Paris rejette le drapeau rouge le 25 février 1848 par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux

  • Foster, George G. et Dunn English, Thomas. « La Révolution française de 1848 ses causes, acteurs, événements et influences ». Grande-Bretagne : British Library Historical Print Editions, 2011.

Ce livre nous donne un aperçu général des objets majeurs de la révolution. Il donne des descriptions sur les dirigeants des groupes exigeant le changement, ainsi que les événements majeurs tout au long des jours de révolte et les influences majeures de l'époque. Il fournit également des illustrations de journaux et d'affiches pour donner au lecteur un aperçu de la façon dont la société a perçu la révolution. Bien qu'il ne soit pas incroyablement détaillé, c'est une excellente source pour comprendre les principales parties de cette rébellion particulière.


La demande de fourrure : chapeaux, peaux et prix

Même si les chapeaux peuvent être considérés comme un accessoire aujourd'hui, ils ont été pendant des siècles une partie obligatoire de la tenue vestimentaire quotidienne, tant pour les hommes que pour les femmes. Bien sûr, les styles ont changé et, en réponse aux caprices de la mode et de la politique, les chapeaux ont pris diverses formes et formes, du chapeau à large couronne et à larges bords des deux premiers Stuart au chapeau de forme conique et plus simple des Puritains. La Restauration de Charles II d'Angleterre en 1660 et la Glorieuse Révolution en 1689 ont apporté leurs propres changements de style (Clarke, 1982, chapitre 1). Ce qui restait une constante, c'était le matériau à partir duquel les chapeaux étaient fabriqués, le feutre de laine. La laine provenait de divers animaux, mais vers la fin du XVe siècle, la laine de castor commença à être prédominante. Au fil du temps, les chapeaux de castor sont devenus de plus en plus populaires et ont fini par dominer le marché. Ce n'est qu'au XIXe siècle que la soie a remplacé le castor dans les chapeaux de haute couture pour hommes.

Feutre de laine

Les fourrures ont longtemps été classées comme fantaisie ou de base. Les fourrures de fantaisie sont celles qui sont demandées pour la beauté et l'éclat de leur fourrure. Ces fourrures de vison, de renard, de loutre sont façonnées par les fourreurs en vêtements ou en robes. Les fourrures de base sont recherchées pour leur laine. Toutes les fourrures de base ont une double couche de poils avec des poils longs, raides et lisses appelés poils de garde qui protègent les poils plus courts et plus doux, appelés laine, qui poussent à côté de la peau de l'animal. Seule la laine peut être feutrée. Chacun des poils les plus courts est barbelé et une fois que les barbes aux extrémités des cheveux sont ouvertes, la laine peut être compressée en un morceau de matériau solide appelé feutre. La fourrure de base principale a été le castor, bien que le rat musqué et le lapin aient également été utilisés.

Le feutre de laine a été utilisé pendant plus de deux siècles pour fabriquer des chapeaux de haute couture. Le feutre est plus résistant qu'un matériau tissé. Il ne se déchirera pas et ne s'effilochera pas en ligne droite, il est plus résistant à l'eau et il conservera sa forme même s'il est mouillé. Ces caractéristiques ont fait du feutre le matériau de choix pour les chapeliers, en particulier lorsque la mode exigeait des chapeaux à large bord. Les chapeaux de la plus haute qualité seraient entièrement fabriqués à partir de laine de castor, tandis que les chapeaux de qualité inférieure comprenaient de la laine de qualité inférieure, comme le lapin.

Fabrication de feutre

La transformation des peaux de castor en feutre puis en chapeaux était une activité de haut niveau. Le processus exigeait d'abord que la laine de castor soit séparée des poils de garde et de la peau, et qu'une partie de la laine ait des barbes ouvertes, car le feutre nécessitait de la laine à barbes ouvertes dans le mélange. Le feutre remonte aux nomades d'Asie centrale, qui auraient inventé le procédé de feutrage et fabriqué leurs tentes à partir de ce matériau léger mais résistant. Bien que l'art du feutrage ait disparu d'une grande partie de l'Europe occidentale au cours du premier millénaire, la fabrication du feutre a survécu en Russie, en Suède et en Asie Mineure. À la suite des croisades médiévales, le feutrage a été réintroduit par la Méditerranée en France (Créan, 1962).

En Russie, l'industrie du feutrage était basée sur le castor européen (fibre de ricin). Compte tenu de leur longue tradition de travail avec les peaux de castor, les Russes avaient perfectionné l'art de peigner les poils barbelés courts parmi les poils de garde plus longs, une technologie qu'ils protégeaient. En conséquence, les premiers commerces de feutrage en Angleterre et en France ont dû compter sur la laine de castor importée de Russie, bien qu'ils aient également utilisé des fournitures nationales de laine d'autres animaux, tels que le lapin, le mouton et la chèvre. Mais à la fin du XVIIe siècle, les approvisionnements russes se tarissent, reflétant le grave épuisement de la population européenne de castors.

L'émergence d'un commerce nord-américain coïncide avec le déclin des stocks de castors européens. Castor nord-américain (ricin canadensis) a été importée par l'intermédiaire d'agents dans les colonies anglaises, françaises et néerlandaises. Bien que de nombreuses peaux aient été expédiées en Russie pour un traitement initial, la croissance du marché du castor en Angleterre et en France a conduit au développement de technologies locales et à une meilleure connaissance de l'art du peignage. Séparer la laine de castor du feutre n'était que la première étape du processus de feutrage. Il fallait aussi que certaines barbes des poils courts soient relevées ou ouvertes. Sur l'animal ces poils étaient naturellement recouverts de kératine pour empêcher les barbes de s'ouvrir, ainsi pour faire du feutre, la kératine devait être arrachée d'au moins une partie des poils. Le processus était difficile à affiner et nécessitait une expérimentation considérable de la part des feutres. Par exemple, un feutretier a empaqueté [les peaux] dans un sac de toile et [les] fait bouillir pendant douze heures dans de l'eau contenant plusieurs corps gras et de l'acide nitrique (Crean, 1962, p. 381). Bien que de tels procédés aient éliminé la kératine, ils l'ont fait au prix d'une laine de qualité inférieure.

L'ouverture du commerce nord-américain a non seulement augmenté l'offre de peaux pour l'industrie du feutrage, mais a également fourni un sous-ensemble de peaux dont les poils de garde avaient déjà été enlevés et la kératine décomposée. Les peaux de castor importées d'Amérique du Nord ont été classées comme castor parchemin (sec de roulette – castor sec) ou castor en manteau (ricin gras – castor gras). Le castor parchemin provenait d'animaux fraîchement pêchés, dont les peaux étaient simplement séchées avant d'être présentées au commerce. Les manteaux de castor étaient des peaux qui avaient été portées par les Indiens pendant un an ou plus. Avec l'usure, les poils de garde sont tombés et la peau est devenue grasse et plus souple. De plus, la kératine recouvrant les poils les plus courts s'est décomposée. Au milieu du XVIIe siècle, les chapeliers et les feutres ont appris que le parchemin et le manteau de castor pouvaient être combinés pour produire un matériau imperméable solide, lisse, souple et de qualité supérieure.

Jusque dans les années 1720, le feutre de castor était produit avec des proportions relativement fixes de pelage et de parchemin, ce qui entraînait des pénuries périodiques de l'un ou l'autre type de peau. La contrainte a été relâchée lorsque carotte a été développé, un processus chimique par lequel les peaux de parchemin ont été transformées en une sorte de castor à manteau. L'original carotter formule se composait de sels de mercure dilués dans de l'acide nitrique, qui a été brossé sur les peaux. L'utilisation du mercure était une grande avancée, mais elle avait aussi de graves conséquences sur la santé des chapeliers et des feutres, qui étaient obligés de respirer les vapeurs de mercure pendant de longues périodes. L'expression « fou comme un chapelier » date de cette période, car la vapeur attaquait le système nerveux de ces ouvrières.

Les prix du parchemin et du manteau castor

Tiré des comptes de la Compagnie de la Baie d'Hudson, le tableau 1 présente quelques prix des parchemins et des peaux de castor au XVIIIe siècle. De 1713 à 1726, avant la carotte processus s'étant établi, le castor à manteau se vendait généralement plus cher que le castor à parchemin, avec une moyenne de 6,6 shillings par peau contre 5,5 shillings. Une fois que carotte a été largement utilisé, cependant, les prix ont été inversés, et de 1730 à 1770, le parchemin a dépassé le manteau presque chaque année. Le même schéma général est observé dans les données de Paris, bien que le renversement y ait été retardé, suggérant une diffusion plus lente en France de la carotte La technologie. Comme le note Crean (1962, p. 382), Nollet’s L’Art de faire des chapeaux comprenait la formule exacte, mais elle n'a été publiée qu'en 1765.

Une moyenne pondérée des prix du parchemin et du manteau à Londres révèle trois épisodes. De 1713 à 1722, les prix étaient assez stables, fluctuant dans la bande étroite de 5,0 et 5,5 shillings par peau. Au cours de la période 1723 à 1745, les prix ont fortement augmenté et sont restés dans une fourchette de 7 à 9 shillings. Les années 1746 à 1763 ont vu une autre augmentation importante à plus de 12 shillings par peau. Il y a beaucoup moins de prix disponibles pour Paris, mais nous savons que dans la période 1739 à 1753, la tendance était également nettement plus élevée avec des prix qui ont plus que doublé.

Tableau 1 Prix ​​des peaux de castor en Grande-Bretagne : 1713-1763 (shillings par peau)

Année Parchemin Manteau Moyenne a Année Parchemin Manteau Moyena
1713 5.21 4.62 5.03 1739 8.51 7.11 8.05
1714 5.24 7.86 5.66 1740 8.44 6.66 7.88
1715 4.88 5.49 1741 8.30 6.83 7.84
1716 4.68 8.81 5.16 1742 7.72 6.41 7.36
1717 5.29 8.37 5.65 1743 8.98 6.74 8.27
1718 4.77 7.81 5.22 1744 9.18 6.61 8.52
1719 5.30 6.86 5.51 1745 9.76 6.08 8.76
1720 5.31 6.05 5.38 1746 12.73 7.18 10.88
1721 5.27 5.79 5.29 1747 10.68 6.99 9.50
1722 4.55 4.97 4.55 1748 9.27 6.22 8.44
1723 8.54 5.56 7.84 1749 11.27 6.49 9.77
1724 7.47 5.97 7.17 1750 17.11 8.42 14.00
1725 5.82 6.62 5.88 1751 14.31 10.42 12.90
1726 5.41 7.49 5.83 1752 12.94 10.18 11.84
1727 7.22 1753 10.71 11.97 10.87
1728 8.13 1754 12.19 12.68 12.08
1729 9.56 1755 12.05 12.04 11.99
1730 8.71 1756 13.46 12.02 12.84
1731 6.27 1757 12.59 11.60 12.17
1732 7.12 1758 13.07 11.32 12.49
1733 8.07 1759 15.99 14.68
1734 7.39 1760 13.37 13.06 13.22
1735 8.33 1761 10.94 13.03 11.36
1736 8.72 7.07 8.38 1762 13.17 16.33 13.83
1737 7.94 6.46 7.50 1763 16.33 17.56 16.34
1738 8.95 6.47 8.32

a Une moyenne pondérée des prix des peaux de castor parchemin, manteau et demi-parchemin. Les poids sont basés sur le commerce de ces types de fourrures à Fort Albany. Les prix des différents types de peaux ne sont pas disponibles pour les années 1727 à 1735.

Source : Carlos et Lewis, 1999.

La demande pour les chapeaux de castor

La principale cause de la hausse des prix des peaux de castor en Angleterre et en France était la demande croissante de chapeaux de castor, qui comprenaient des chapeaux fabriqués exclusivement avec de la laine de castor et appelés « chapeaux de castor », et les chapeaux contenant une combinaison de castor et de castor. une laine à moindre coût, comme le lapin. On les appelait « chapeaux de feutre ». Malheureusement, les séries de consommation globale pour l'Europe du XVIIIe siècle ne sont pas disponibles. Nous avons, cependant, le travail contemporain de Gregory King pour l'Angleterre qui fournit un bon point de départ. Dans un tableau intitulé "Consommation annuelle de vêtements", anno 1688, King a calculé que la consommation de tous les types de chapeaux était d'environ 3,3 millions, soit près d'un chapeau par personne. King inclut également une deuxième catégorie, les bouchons de toutes sortes, dont il estime la consommation à 1,6 million (Harte, 1991, p. 293). Cela signifie que dès 1700, le marché potentiel des chapeaux en Angleterre seulement était de près de 5 millions par an. Au cours du siècle suivant, la demande croissante de peaux de castor était le résultat d'un certain nombre de facteurs, notamment la croissance démographique, un marché d'exportation plus important, une transition vers les chapeaux de castor plutôt que des chapeaux faits d'autres matériaux et un passage des casquettes aux chapeaux.

Les données d'exportation britanniques indiquent que la demande de chapeaux de castor augmentait non seulement en Angleterre, mais aussi en Europe. En 1700, un modeste 69 500 chapeaux de castor ont été exportés d'Angleterre et presque le même nombre de chapeaux de feutre, mais en 1760, un peu plus de 500 000 chapeaux de castor et 370 000 haltères de feutre ont été expédiés des ports anglais (Lawson, 1943, app. I). Au total, au cours des soixante-dix ans jusqu'en 1770, 21 millions de chapeaux de castor et de feutre ont été exportés d'Angleterre. En plus du produit final, l'Angleterre exportait la matière première, les peaux de castor. En 1760, 15 000 £ en peaux de castor ont été exportés avec une gamme d'autres fourrures. Les chapeaux et les peaux avaient tendance à aller dans différentes parties de l'Europe. Les peaux brutes étaient expédiées principalement vers l'Europe du Nord, y compris l'Allemagne, la Flandre, les Pays-Bas et la Russie, tandis que les chapeaux étaient destinés aux marchés du sud de l'Europe que sont l'Espagne et le Portugal. En 1750, l'Allemagne importait 16 500 chapeaux de castor, tandis que l'Espagne en importait 110 000 et le Portugal 175 000 (Lawson, 1943, annexes F & G). Au cours des six premières décennies du XVIIIe siècle, ces marchés ont connu une croissance spectaculaire, de sorte que la valeur des ventes de chapeaux de castor au seul Portugal était de 89 000 £ en 1756-1760, ce qui représente environ 300 000 chapeaux ou les deux tiers de l'ensemble du commerce d'exportation.


Le patriote polonais qui a aidé les Américains à battre les Britanniques

Deux mois après que Ben Franklin a aidé à rédiger la déclaration d'indépendance, un visiteur surprise est entré dans sa boutique de Philadelphie. Les cheveux bruns bouclés du jeune homme tombaient en cascade vers ses épaules, et son anglais était tellement cassé qu'il est passé au français. Thaddeus Kosciuszko, un Polonais de 30 ans à peine débarqué d'Europe via les Caraïbes, s'est présenté et a proposé de s'enrôler comme officier dans la nouvelle armée de la nation américaine.

Franklin, curieux, interroge Kosciuszko sur sa formation : académie militaire à Varsovie, études à Paris en génie civil, dont la construction de forts. Franklin lui a demandé des lettres de recommandation. Kosciuszko n'en avait pas.

Au lieu de cela, le pétitionnaire a demandé à passer un examen de placement en ingénierie et en architecture militaire. La réponse perplexe de Franklin révéla l'inexpérience de l'armée continentale. « Qui surveillerait un tel examen », a demandé Franklin, « quand il n'y a personne ici qui connaît même ces sujets ? »

Le 30 août 1776, armé de la recommandation de Franklin et des notes élevées à un examen de géométrie, Kosciuszko entra dans l'Independence Hall (alors la Pennsylvania State House) et se présenta au Congrès continental.

Dans sa Pologne natale, Kosciuszko est connu pour avoir dirigé le soulèvement de Kosciuszko de 1794, une courageuse insurrection contre la domination étrangère de la Russie et de la Prusse. Mais cela est arrivé avant que le Polonais épris de liberté ne joue un rôle clé mais négligé dans la Révolution américaine. Bien qu'il ne soit pas aussi connu que le marquis de Lafayette, l'allié étranger le plus célèbre des États-Unis à l'époque, Kosciuszko (prononcé car-CHOOSE-co), était à bien des égards son égal. Tous deux se sont portés volontaires avec une croyance idéaliste en la démocratie, tous deux ont eu un impact majeur sur une bataille décisive de la Révolution, tous deux sont rentrés chez eux pour jouer un rôle de premier plan dans l'histoire de leur propre pays, et tous deux ont bénéficié de l'amitié et de la haute estime des pères fondateurs américains. Kosciuszko a fait quelque chose de plus : il a tenu ses amis américains aux plus hauts idéaux d'égalité sur la question de l'esclavage.

Kosciuszko est né en 1746 et a grandi dans un manoir, où 31 familles paysannes travaillaient pour son père. Sa première éducation comprenait les idéaux démocratiques de John Locke et des anciens Grecs. Formé à l'école de chevalerie de Varsovie, il s'inscrit à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris, où son véritable objectif est d'apprendre le génie civil et les stratégies de Sébastien Le Prestre de Vauban, autorité européenne sur les forts et les sièges.

De retour en Pologne, Kosciuszko a été embauché pour donner des cours à Louise Sosnowska, la fille d'un riche seigneur, et est tombé amoureux d'elle. Ils ont essayé de s'enfuir à l'automne 1775 après que Lord Sosnowski a refusé la demande de Kosciuszko de l'épouser et a plutôt arrangé un mariage avec un prince. Selon l'histoire que Kosciuszko a racontée à divers amis, les gardes de Sosnowski ont rattrapé leur voiture à cheval, l'ont traînée jusqu'à l'arrêt, ont assommé Kosciuszko et ont ramené Louise de force chez elle. Contrecarré, le cœur brisé, presque brisé - et dans certains récits, craignant la vengeance de Sosnowski - Kosciuszko s'est lancé dans ses longues années d'expatriation. De retour à Paris, il apprend que les colons américains ont besoin d'ingénieurs et traverse l'Atlantique en juin 1776. Détourné lors du naufrage de son navire au large de la Martinique, il arrive à Philadelphie deux mois plus tard.

Ses études parisiennes, bien qu'incomplètes, le rendirent rapidement utile aux Américains. John Hancock le nomma colonel dans l'armée continentale en octobre, et Franklin l'engagea pour concevoir et construire des forts sur la rivière Delaware afin d'aider à défendre Philadelphie contre la marine britannique. Kosciuszko se lia d'amitié avec le général Horatio Gates, commandant de la division nord de l'armée continentale, et en mai 1777, Gates l'envoya au nord à New York pour évaluer les défenses du fort Ticonderoga. Là, Kosciuszko et d'autres ont indiqué qu'une colline voisine devait être fortifiée avec des canons. Les supérieurs ont ignoré ses conseils, estimant qu'il était impossible de déplacer les canons sur la pente raide. En juillet, les Britanniques, sous le commandement du général John Burgoyne, sont arrivés du Canada avec 8 000 hommes et ont envoyé six canons en haut de la colline, tirant sur le fort et forçant les Américains à évacuer. Un pont en rondins flottant conçu par Kosciuszko les a aidés à s'échapper. 

La plus grande contribution de Kosciuszko à la Révolution américaine est survenue plus tard cette année-là lors de la bataille de Saratoga, lorsque les défenses le long de la rivière Hudson ont aidé l'armée continentale à remporter la victoire. Le plan de guerre britannique prévoyait des troupes du Canada et de New York pour s'emparer de la vallée de l'Hudson et diviser les colonies en deux. Kosciuszko a identifié Bemis Heights, une falaise surplombant un coude de l'Hudson et près d'un bois épais, comme l'endroit où les troupes de Gates ont construit des barrières défensives, des parapets et des tranchées.

Lorsque les troupes de Burgoyne sont arrivées en septembre, elles ne pouvaient pas pénétrer les défenses de Kosciuszko. Ils ont donc tenté une fin de course à travers les bois, où des fusiliers de Virginie les ont enlevés et des soldats commandés par Benedict Arnold ont chargé agressivement, tuant et blessant 600 redcoats. Deux semaines plus tard, Burgoyne tenta d'attaquer encore plus à l'ouest, mais les Américains encerclèrent et battirent les Britanniques. Les historiens décrivent souvent la capitulation de Burgoyne comme le tournant de la guerre, car elle a convaincu le roi de France Louis XVI de négocier pour entrer en guerre du côté américain. Gates et Arnold ont obtenu la majeure partie du crédit, que Gates a renvoyé à Kosciuszko. "Les grands tacticiens de la campagne étaient les collines et les forêts", a écrit Gates au Dr Benjamin Rush de Philadelphie, "qu'un jeune ingénieur polonais a été assez habile pour sélectionner pour mon campement."

Kosciuszko passa les trois années suivantes à améliorer la défense de la rivière Hudson, participant à la conception de Fort Clinton à West Point. Bien qu'il se soit disputé à propos de la conception du fort avec Louis de la Radiée, un ingénieur français servant également l'armée continentale, les Américains appréciaient ses compétences. George Washington a souvent fait l'éloge de Kosciuszko dans sa correspondance et a demandé en vain au Congrès de le promouvoir malgré l'orthographe de son nom de 11 manières différentes dans ses lettres, notamment Kosiusko, Koshiosko et Cosieski. Au cours de la trahison manquée de Benedict Arnold, il a tenté de vendre aux Britanniques des détails sur les défenses de West Point, conçues par Kosciuszko, Radié et d'autres.

En 1780, Kosciuszko a voyagé vers le sud pour servir comme ingénieur en chef de l'armée du sud des Américains dans les Carolines. Là, il a sauvé à deux reprises les forces américaines des avancées britanniques en dirigeant la traversée de deux rivières. Sa tentative de saper les défenses du fort britannique en Caroline du Sud en creusant des tranchées a échoué, et lors de la bataille qui a suivi, il a reçu une baïonnette dans les fesses. En 1782, à la fin de la guerre, Kosciuszko a finalement servi comme commandant de terrain, espionnant, volant du bétail et participant à des escarmouches pendant le siège de Charleston. Après la guerre, Washington a honoré Kosciuszko en lui offrant deux pistolets et une épée.

Après la guerre, Kosciuszko retourna en Pologne, espérant que la Révolution américaine pourrait servir de modèle à son propre pays pour résister à la domination étrangère et réaliser des réformes démocratiques. Là, le roi Stanislaw II August Poniatowski tentait de reconstruire la force de la nation malgré l'influence menaçante de la tsarine russe Catherine la Grande, son ancienne amante et patronne. De retour chez lui, Kosciuszko a repris son amitié avec son amour, Louise (maintenant mariée à un prince), et a rejoint l'armée polonaise.

After Poland’s partition by Russia and Prussia in 1793, which overturned a more democratic 1791 constitution and chopped 115,000 square miles off Poland, Kosciuszko led an uprising against both foreign powers. Assuming the title of commander in chief of Poland, he led the rebels in a valiant seven months of battles in 1794. Catherine the Great put a price on his head and her Cossack troops defeated the rebellion that October, stabbing its leader with pikes during the battle. Kosciuszko spent two years in captivity in Russia, until Catherine’s death in 1796. A month later, her son, Paul, who disagreed with Catherine’s belligerent foreign policy, freed him. He returned to the United States in August 1797.

Kosciuszko lived in a boarding house in the capital, Philadelphia, collecting back pay for the war from Congress, and seeing old friends. By then, Americans had splintered into their first partisan conflict, between the Federalists, who admired the British system of government and feared the French Revolution, and the Republicans, who initially admired the French Revolution and feared a Federalist-led government would come to resemble the British monarchy. Kosciuszko took the side of the Francophile Republicans, resenting England’s support of Russia and seeing the Federalists as Anglophile elitists. So he avoided President John Adams, but developed a close friendship with Vice-President Thomas Jefferson.

“General Kosciuszko, I see him often,” Jefferson wrote Gates. “He is as pure a son of liberty as I have ever known, and of that liberty which is to go to all, and not to the few or rich alone.”

Kosciuszko took liberty so seriously that he was disappointed to see friends like Jefferson and Washington own slaves. During the American and Polish revolutions, Kosciuszko had employed black men as his aides-de-camp: Agrippa Hull in America, Jean Lapierre in Poland. When he returned to Europe in May 1798, hoping to organize another war to liberate Poland, Kosciuszko scribbled out a will. It left his American assets – $18,912 in back pay and 500 acres of land in Ohio, his reward for his war service -- for Jefferson to use to purchase the freedom and provide education for enslaved Africans. Jefferson, revising the draft into better legal English, also rewrote the will so that it would allow Jefferson to free some of le sien slaves with the bequest. The final draft, which Kosciuszko signed, called on “my friend Thomas Jefferson” to use Kosciuszko’s assets “in purchasing negroes from among his own as [well as] any others,” “giving them liberty in my name,” and “giving them an education in trades and otherwise.”

Though Kosciuszko returned to Paris, hoping to fight Russia and Prussia again, he never did. When Napoleon offered to help liberate Poland, Kosciuszko correctly sized him up, intuiting that his offer was disingenuous. (Later, many Poles in Napoleon’s service died in Haiti when they were ordered to put down Toussaint Louverture’s slave revolt.) Kosciuszko spent most of the remainder of his life in Paris, where he befriended Lafayette and celebrated American independence at Fourth of July parties with him.

One month before his 1817 death, Kosciuszko wrote Jefferson, reminding him of the terms of his will. But Jefferson, struggling with age, finances, inquiries about the estate from heirs in Europe, appeared in federal court in 1819 and asked a judge to appoint another executor of Kosciuszko’s affairs.

Kosciuszko’s will was never implemented. A year after Jefferson’s 1826 death, most of his slaves were sold at auction. A court-appointed executor squandered most of the estate, and in 1852, the U.S. Supreme Court declared the American will invalid, ruling that he had revoked it in an 1816 will. (Kosciuszko’s 1817 letter to Jefferson proves that was not his intent.)

Today, Kosciuszko is remembered with statues in Washington, Boston, Detroit and other cities, many of them the products of Polish-Americans’ efforts to assert their patriotism during the 1920s backlash against immigration. A 92-year-old foundation in his name awards $1 million annually in college scholarships and grants to Poles and Polish-Americans. There’s even a mustard named for him. Yet as Lafayette’s status as a foreign ally of the American Revolution continues to grow, Kosciuszko remains relatively obscure. Perhaps it’s because he mastered the subtle art of military fortifications war heroes are made by bold offensives, not fort-making.

“I would say his influence is even more significant than Lafayette,” says Alex Storozynski, author of The Peasant Prince, the definitive modern biography of Kosciuszko. Without Kosciuszko’s contributions to the Battle of Saratoga, Storozynski argues, the Americans might have lost, and France might never have entered the war on the American side.

Larrie Ferriero, whose new book Brothers at Arms examines France and Spain’s role in the Revolution, says that though Kosciuszko’s role in America’s founding is less decisive than Lafayette’s, the abolitionist sentiment behind his will makes him more important as an early voice of conscience.

“He was fighting next to people who believed they were fighting for independence, but not doing it for all,” Ferriero says. “Even before Americans themselves fully came to that understanding, he saw it.”


BIBLIOGRAPHIE

Clark, William Bell, and William James Morgan, eds. Naval Documents of the American Revolution. 10 vols. Washington, D.C.: Naval Historical Center, 1964–1996.

Goslinga, Cornelis Ch. The Dutch in the Caribbean and in the Guianas 1680–1791. Assen, Netherlands, and Dover, N.H.: Van Gorcum, 1985.

Klooster, Wim. Illicit Riches: Dutch Trade in the Caribbean, 1648–1795. Leiden: KITLV Press, 1998.

Nordholt, Jan Willem Schulte. The Dutch Republic and American Independence. Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1982.

Scott, H. M. "Sir Joseph Yorke, Dutch Politics, and the Origins of the Fourth Anglo-Dutch War." Historical Journal 31, no. 3 (September 1988): 571-589.


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The French Alliance

The ink was barely dry on the Treaty of Paris in 1763 before the French foreign ministry began planning and preparing for the “next” war with Great Britain. As a nation France was determined to avenge its humiliating defeat during the Seven Years War, which had forced it to give up Canada and had upset the balance of power in Europe. As early as 1767 France began following the growing conflict between Great Britain and its North American colonies with great interest, even sending agents to America to discover how serious the colonists were in their resistance to British attempts to tax them without their consent.

This 18th-century French engraving depicts the October 19, 1781, British surrender at Yorktown to allied American and French forces.Jamestown-Yorktown Foundation collection.

In 1774 supporters of the Patriot cause approached French officials asking for assistance, but the French Foreign Minister, the Comte de Vergennes, decided it was too soon to get involved. He feared that the crisis might be resolved or that open intervention would lead to a war that France was not yet ready for, and instead he adopted a policy of “watchful waiting.” In 1775, however, he did send a secret agent to Philadelphia to meet with the Continental Congress. There were two necessary conditions for France to openly help the American rebels: first they had to declare their independence, and second they had to show that they were capable of defending themselves against the British army. Until these conditions were met, Vergennes decided to officially remain neutral, but early in 1776 he began secretly sending military supplies and financial aid to the Americans.

By the fall of 1776 a fictitious trading firm had already procured and shipped to the rebels nearly 300,000 pounds of gunpowder, 30,000 muskets, 3,000 tents, more than 200 pieces of artillery, and clothing for 30,000 soldiers. In December 1776 three American agents in Paris, led by Benjamin Franklin, proposed a formal alliance between the United States and France. The French were still hesitant about openly entering the conflict, partly because preparations for war, especially efforts to strengthen the French fleet, were not yet complete.

A number of idealistic French aristocrats, such as the Marquis de Lafayette, were far too impatient to wait for their country to enter the war. In 1777 Lafayette and many others from France came to America to volunteer as soldiers in George Washington’s Continental Army. By the end of the year, news reached Paris of the stunning American victory in October at Saratoga, New York, over British General Burgoyne. With both of his conditions now met, Vergennes began negotiating a treaty of alliance with the American commissioners. On February 6, 1778, France and the United States signed a “Treaty of Alliance” as well as another treaty of “Amity and Commerce.” The French declaration of war against Great Britain changed everything. The British were now involved in a worldwide war, not just an attempt to put down a rebellion. The King’s ministers now had to adopt a more defensive military strategy, and they were also forced to spread their military resources and navy over a much wider theater of operations.

The grand strategy envisioned by the Continental Congress and its generals was to use French armed forces, especially the French navy, to neutralize the existing British superiority on land and at sea and thereby decisively defeat King George’s forces in America. The first direct French military support to reach America, in July 1778, was an expeditionary force of 4,000 soldiers and 16 ships under the command of the Comte d’Estaing. The first attempt to mount a joint American-French military operation, however, ended in failure. The French ships were not able to join in an attack on British-occupied New York City because they could not get across a sandbar that blocked the entrance into the harbor. The next plan called for an assault on British troops at Newport, Rhode Island, with the French providing naval support to an American land force. Unfortunately a combination of poor communication and a lack of coordination once again led to failure. The Americans blamed the French for the botched attack, and when d’Estaing and his fleet returned to Boston for repairs, anti-French feeling was so great that a French officer was killed during a riot. These failures were due in part to cultural differences between the new allies. D’Estaing and his aristocratic officers were scornful of the citizen soldiers they encountered in America and treated them as inferiors.

The British were now shifting the main theater of their operations to the southern states, and by December 1778 they had captured Savannah, Georgia. In September 1779 Admiral d’Estaing returned to North America from the West Indies and made a second attempt at a joint military operation with the Americans, this time to retake Savannah from the British. Once again the campaign was unsuccessful. The allied army assaulted the strong British fortifications but was repulsed with heavy casualties. The Americans wanted to continue the siege, but d’Estaing refused as he was under orders to return to France. As a result of these failures many Americans had become disillusioned about the French alliance, and some even began to suspect French intentions. Growing ill will toward the French was only counterbalanced by the money and supplies that continued to arrive from France.

A pair of pistols owned by the Marquis de Lafayette, who served with the American Continental Army from 1777 to
1781, is on exhibit in the The American Revolution Museum at Yorktown’s Converging on Yorktown Gallery. Courtesy of Mr. and Mrs. Leslie O. Lynch, Jr.

The year 1780 was perhaps the lowest point in the American struggle to win independence. The British were securely dug in at New York, had taken Charleston, South Carolina, in May after a brief siege, and were on the verge of overrunning the Carolinas. The only encouraging development was the arrival of another French expeditionary force under the command of the Comte de Rochambeau in July. For many months, however, Rochambeau’s small fleet and 5,500 well-equipped soldiers were isolated in Rhode Island, blockaded by the British navy. Unlike Admiral d’Estaing, General Rochambeau took great pains to cultivate good relations with his American allies and treated George Washington as his equal. After conferring with General Washington in the spring of 1781, Rochambeau and his four regiments marched overland to join up with the Continental Army near White Plains, New York. His small fleet, which had on board state-of-the-art siege artillery, remained in Rhode Island.

Washington’s initial plan was to use the combined American and French forces to force the British out of New York City and its environs. The situation changed dramatically however, on August 14, 1781, when Rochambeau learned that Admiral de Grasse and a large French fleet, as well as some additional French infantry, would soon arrive in the vicinity of the Chesapeake Bay. De Grasse was prepared to support a military campaign in the area but was not willing to go as far north as New York, and he warned that he had to return to the West Indies by mid-October. This news was to set the stage for the final and decisive military campaign of the American Revolution.

Early in 1781 the war had finally come to Virginia. First an invading force under the command of the traitor Benedict Arnold had overrun much of the eastern part of the state, destroying valuable supplies and cargos of tobacco. Much to Governor Thomas Jefferson’s dismay, the state’s militia units, the only men available for defense, were not able to stand up to the professional British soldiers. The state’s plight deepened in the summer when British General Cornwallis abandoned his unsuccessful attempt to subdue the Carolinas and instead decided to join the British forces already in Virginia. With an army now numbering nearly 7,000 men, General Cornwallis began a wide-ranging campaign of economic and military destruction aimed at ending Virginia’s important contributions to the war effort. Although Washington had sent the Marquis de Lafayette to Virginia with a few Continental troops, he was not able to prevent the British from rampaging through the state, burning the capital of Richmond, and nearly capturing the legislative assembly in Charlottesville. By early August Cornwallis began setting up a fortified base at Yorktown, with the expectation of reinforcements.

Upon learning of the imminent arrival of de Grasse and his fleet, Rochambeau persuaded Washington to abandon his plan to attack New York. Instead Rochambeau and Washington would combine their forces and rapidly march to Virginia in an attempt to trap Cornwallis and his army. This time the “grand strategy” worked. On August 29, 1781, ten days after the allied army left New York, Admiral de Grasse arrived in the Chesapeake Bay. Aware of this news, the British dispatched a fleet from New York that arrived off the Virginia capes on the fifth of September. The French and British fleets engaged in battle for several days, and although the outcome was indecisive, Admiral Graves, the British commander, decided to return to New York for repairs.

Cornwallis was now trapped. Without naval support he could neither escape nor be resupplied or reinforced. Outnumbered two to one, by October 9th he was surrounded by the allied army and under intense bombardment from the heavy siege cannon. After ten days of intense, destructive artillery fire and running short of food, he was forced to surrender his army on October 19, 1781. Although it was another two years before Great Britain formally recognized American independence and negotiated peace with the United States, public attitude in England turned against the war, and the Yorktown campaign was the last major military battle of the Revolution.

Without the direct and indirect assistance of France, it is doubtful that Americans could have won the war for independence. From 1776 to 1783 France supplied the United States with millions of livres in cash and credit. France also committed 63 warships, 22,000 sailors and 12,000 soldiers to the war, and these forces suffered relatively heavy casualties as a result. The French national debt incurred during the war contributed to the fiscal crisis France experienced in the late 1780s, and that was one factor that brought on the French Revolution. In the end the French people paid a high price for helping America gain its independence.

Edward Ayres
Jamestown-Yorktown Foundation Historian


French Alliance, French Assistance, and European Diplomacy during the American Revolution, 1778–1782

During the American Revolution, the American colonies faced the significant challenge of conducting international diplomacy and seeking the international support it needed to fight against the British. The single most important diplomatic success of the colonists during the War for Independence was the critical link they forged with France. Representatives of the French and American governments signed the Treaty of Alliance and the Treaty of Amity and Commerce on February 6, 1778.

American colonists hoped for possible French aid in their struggle against British forces. The Continental Congress established the Secret Committee of Correspondence to publicize the American cause in Europe. Committee member Benjamin Franklin wrote to contacts in France with encouraging accounts of colonial resistance. The French had suffered a defeat by the British during the Seven Years’ War and had lost North American territory under the 1763 Treaty of Paris. As the French and the British continued to vie for power in the 1770s, French officials saw an opportunity in the rebellion of Britain’s North American colonies to take advantage of British troubles. Through secret agents, the French Government began to provide clandestine assistance to the United States, much of which they channeled through American trader Silas Deane.

As the members of the Continental Congress considered declaring independence, they also discussed the possibility and necessity of foreign alliances, and assigned a committee to draft a Model Treaty to serve as guide for this work. After Congress formally declared independence from Great Britain in 1776, it dispatched a group of several commissioners led by Benjamin Franklin to negotiate an alliance with France. When news of the Declaration of Independence and the subsequent British evacuation of Boston reached France, French Foreign Minister Comte de Vergennes decided in favor of an alliance. However, once news of General George Washington ’s defeats in New York reached Europe in August of 1776, Vergennes wavered, questioning the wisdom of committing to a full alliance.

Benjamin Franklin’s popularity in France bolstered French support for the American cause. The French public viewed Franklin as a representative of republican simplicity and honesty, an image Franklin cultivated. A rage for all things Franklin and American swept France, assisting American diplomats and Vergennes in pushing for an alliance. In the meantime, Vergennes agreed to provide the United States with a secret loan.

Despite the loan and discussions of a full alliance, French assistance to the new United States was limited at the outset. Throughout 1777, Vergennes delayed as he conducted negotiations with the Spanish Government, which was wary of U.S. independence and also wanted assurances that Spain would regain territories if it went to war against the British.

Vergennes finally decided in favor of an alliance when news of the British surrender at the Battle of Saratoga reached him in December 1777. Vergennes, having heard rumors of secret British peace offers to Franklin, decided not to wait for Spanish support and offered the United States an official French alliance. On February 6, 1778, Benjamin Franklin and the other two commissioners, Arthur Lee and Silas Deane , signed a Treaty of Alliance and a Treaty of Amity and Commerce with France. The Treaty of Alliance contained the provisions the U.S. commissioners had originally requested, but also included a clause forbidding either country to make a separate peace with Britain, as well as a secret clause allowing for Spain, or other European powers, to enter into the alliance. Spain officially entered the war on June 21, 1779. The Treaty of Amity and Commerce promoted trade between the United States and France and recognized the United States as an independent nation.

Between 1778 and 1782 the French provided supplies, arms and ammunition, uniforms, and, most importantly, troops and naval support to the beleaguered Continental Army. The French navy transported reinforcements, fought off a British fleet, and protected Washington’s forces in Virginia. French assistance was crucial in securing the British surrender at Yorktown in 1781.

With the consent of Vergennes, U.S. commissioners entered negotiations with Britain to end the war, and reached a preliminary agreement in 1782. Franklin informed Vergennes of the agreement and also asked for an additional loan. Vergennes did lodge a complaint on this instance, but also granted the requested loan despite French financial troubles. Vergennes and Franklin successfully presented a united front despite British attempts to drive a wedge between the allies during their separate peace negotiations. The United States, Spain, and France formally ended the war with Britain with the Treaty of Paris in 1783.

Although European powers considered their treaty obligations abrogated by the French Revolution, the United States considered it to be in effect despite President Washington’s policy of neutrality in the war between Britain and France. The Citizen Genêt Affair erupted partially because of clauses contained in the alliance treaty that violated the neutrality policy. The Treaty of Paris also remained technically in effect during the undeclared Quasi-War with France, and was formally ended by the Convention of 1800 which also terminated the Quasi-War.


La Révolution américaine

France supported the rebellious colonies (eventually the United States) during the American Revolution because it perceived the revolt as the embodiment of Enlightenment ideals and as an opportunity to curb British ambitions.

Objectifs d'apprentissage

Connect the American Revolution and French politics

Points clés à retenir

Points clés

  • The origins of the French involvement in the American Revolution go back to the British victory in the French and Indian War. France’s loss in that war weakened its international position at the time when Britain was becoming the most powerful European empire. The outbreak of the American Revolution was thus seen in France as an opportunity to curb British ambitions.
  • From the spring of 1776, France (together with Spain) was informally involved in the American Revolutionary War by providing supplies, ammunition, and guns. The 1777 capture of a British army at Saratoga encouraged the French to formally enter the war in support of Congress.
  • Benjamin Franklin negotiated a permanent military alliance in early 1778 and thus France became the first country to officially recognize the Declaration of Independence. In 1778, the Treaty of Amity and Commerce and the Treaty of Alliance were signed between the United States and France.
  • France supported the United States in North America but as the enemy of Britain, it was also involved in the Caribbean and Indian theaters of the American Revolution.
  • France’s material gains in the aftermath of the American Revolution were minimal, but its financial losses huge. The treaty with France was mostly about exchanges of captured territory (France’s only net gains were the islands of Tobago and Senegal in Africa). Historians link the disastrous post-war financial state of the French state to the subsequent French Revolution.
  • The American Revolution also serves as an example of the transatlantic flow of ideas. At its ideological roots were the ideals of the Enlightenment, many of which emerged in France and were developed by French philosophers. Conversely, the American Revolution became the first in a series of upheavals in the Atlantic that embodied the ideals of the Enlightenment and thus inspired others to follow the revolutionary spirit, including the French during their 1789 Revolution.

Mots clés

  • Second Anglo-Mysore War: A 1780-1784 conflict between the Kingdom of Mysore and the British East India Company. At the time, Mysore was a key French ally in India, and the Franco-British war sparked Anglo-Mysorean hostilities in India. The great majority of soldiers on the company side were raised, trained, paid, and commanded by the company, not the British government.
  • Treaty of Paris of 1763: A 1763 treaty signed by the kingdoms of Great Britain, France and Spain with Portugal in agreement, after Great Britain’s victory over France and Spain during the Seven Years’ War. The signing of the treaty formally ended the Seven Years’ War and marked the beginning of an era of British dominance outside Europe. Great Britain and France each returned much of the territory that they had captured during the war, but Great Britain gained much of France’s possession in North America. Additionally, Great Britain agreed to protect Roman Catholicism in the New World. The treaty did not involve Prussia and Austria as they signed a separate agreement, the Treaty of Hubertusburg.
  • French and Indian War: A 1754-1763 conflict that comprised the North American theater of the worldwide Seven Years’ War of 1756-1763. The war pitted the colonies of British America against those of New France, with both sides supported by military units from their parent countries of Great Britain and France as well as by American Indian allies.
  • Éclaircissement: An intellectual movement which dominated the world of ideas in Europe in the 18th century. It included a range of ideas centered on reason as the primary source of authority and legitimacy, and came to advance ideals such as liberty, progress, tolerance, fraternity, constitutional government, and separation of church and state.
  • New France: The area colonized by France in North America during a period beginning with the exploration of the Saint Lawrence River by Jacques Cartier in 1534 and ending with the cession to Spain and Great Britain in 1763. At its peak in 1712, the territory extended from Newfoundland to the Rocky Mountains and from Hudson Bay to the Gulf of Mexico, including all the Great Lakes of North America.

France and the American Revolution: Background

The origins of the French involvement in the American Revolution go back to the British victory in the French and Indian War (1754–1763 the American theater in the Seven Years’ War). The war pitted the colonies of British America against those of New France, with both sides supported by military units from their parent countries as well as by American Indians. As a result of the war, France ceded most of the territories of New France, except the islands of Saint Pierre and Miquelon, to Great Britain and Spain at the Treaty of Paris of 1763. Britain received Canada, Acadia, and the parts of French Louisiana which lay east of the Mississippi River – except for New Orleans, which was granted to Spain, along with the territory to the west – the larger portion of Louisiana. Consequently, France lost its position as a major player in North American affairs.

France’s loss in the war weakened its international position at the time when Britain began turning into the most powerful European empire. The outbreak of the American Revolution was thus seen in France as an opportunity to curb British ambitions. Furthermore, both the French general population and the elites supported the revolutionary spirit that many perceived as the incarnation of the Enlightenment ideals against the “English tyranny.” In political terms, the Revolution was seen in France as an opportunity to strip Britain of its North American possessions in retaliation for France’s loss a decade before.

French Involvement

From the spring of 1776, France and Spain were informally involved in the American Revolutionary War, with French admiral Latouche Tréville leading the process of providing supplies, ammunition, and guns from France. In 1777, the British sent an invasion force from Canada to seal off New England as part of a grand strategy to end the war. The British army in New York City went to Philadelphia, capturing it from Washington. The invasion army under John Burgoyne waited in vain for reinforcements from New York and became trapped in northern New York state. It surrendered after the Battle of Saratoga in October 1777.

Surrender of General Burgoyne at the Battle of Saratoga, by John Trumbull, 1822.

A British army was captured at the Battle of Saratoga in late 1777 and in its aftermath, the French openly entered the war as allies of the United States. Estimates place the percentage of French-supplied arms to the Americans in the Saratoga campaign at up to 90%.

The capture of a British army at Saratoga encouraged the French to formally enter the war in support of Congress. Benjamin Franklin negotiated a permanent military alliance in early 1778, making France the first country to officially recognize the Declaration of Independence. In 1778, the Treaty of Amity and Commerce and the Treaty of Alliance were signed between the United States and France. William Pitt, former British prime minister and Britain’s political leader during the Seven Years’ War, spoke out in parliament urging Britain to make peace in America and unite with America against France, while other British politicians who previously sympathized with colonial grievances now turned against the Americans for allying with Britain’s international rival and enemy. Later, Spain (in 1779) and the Dutch (1780) became allies of the French, leaving the British Empire to fight a global war without major international support.

The American theater became only one front in Britain’s war. The British were forced to withdraw troops from continental America to reinforce the valuable sugar-producing Caribbean colonies, which were considered more important. British commander Sir Henry Clinton evacuated Philadelphia to reinforce New York City because of the alliance with France and the deteriorating military situation. General Washington attempted to intercept the retreating column, resulting in the Battle of Monmouth Court House, the last major battle fought in the north. After an inconclusive engagement, the British successfully retreated to New York City. The northern war subsequently became a stalemate, as the focus of attention shifted to the smaller southern theater.

The northern, southern, and naval theaters of the war converged in 1781 at Yorktown, Virginia. The British army under Cornwallis marched to Yorktown, where they expected to be rescued by a British fleet. The fleet was there but so was a larger French fleet. The British returned to New York for reinforcements after the Battle of the Chesapeake, leaving Cornwallis trapped. In October 1781, the British surrendered their second invading army of the war under a siege by the combined French and Continental armies under Washington.

Surrender of Cornwallis at Yorktown, by John Trumbull, 1797.

In 1781, British forces moved through Virginia and settled at Yorktown, but their escape was blocked by a French naval victory in September. A combined Franco-American army launched a siege at Yorktown and captured more than 8,000 British troops in October. The defeat at Yorktown finally turned the British Parliament against the war and in early 1782 they voted to end offensive operations in North America.

France was also involved in the Caribbean and Indian theaters of the American Revolutionary War. Although France lost St. Lucia early in the war, its navy dominated the Caribbean, capturing Dominica, Grenada, Saint Vincent, Montserrat, Tobago, St. Kitts, and Turks and Caicos between 1778 and 1782. Dutch possessions in the Caribbean and South America were captured by Britain but later recaptured by France and restored to the Dutch Republic. When word reached India in 1778 that France had entered the war, the British East India Company moved quickly to capture French trading outposts there. The capture of the French-controlled port of Mahé on India’s west coast motivated Mysore’s ruler, Hyder Ali, to start the Second Anglo-Mysore War in 1780. The French support was weak, however, and the statu quo ante bellum (“the state existing before the war”) 1784 Treaty of Mangalore ended the war. France’s trading posts in India were returned after the war.

Aftermath of the American Revolution for France

France’s material gains in the aftermath of the American Revolution were minimal but its financial losses huge. The treaty with France was mostly about exchanges of captured territory (France’s only net gains were the islands of Tobago and Senegal in Africa), but it also reinforced earlier treaties, guaranteeing fishing rights off Newfoundland. France, already in financial trouble, was economically exhausted by borrowing to pay for the war and using up all its credit. Its participation in the war created the financial disasters that marked the 1780s. Historians link those disasters to the coming of the French Revolution. Ironically, while the peace in 1783 left France on the verge of an economic crisis, the British economy boomed thanks to the return of American business.

The American Revolution also serves as an example of the transatlantic flow of ideas. At its ideological roots were the ideals of the Enlightenment, many of which emerged in France and were developed by French philosophers. Conversely, the American Revolution became the first in a series of upheavals in the Atlantic that embodied the ideals of the Enlightenment and thus inspired others to follow the revolutionary spirit, including the French during their 1789 Revolution. The American Revolution was a powerful example of overthrowing an old regime for many Europeans who were active during the era of the French Revolution, and the American Declaration of Independence influenced the French Declaration of the Rights of Man and the Citizen of 1789.


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